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Par David Brites.

Ministère du Travail, dans le VIIème arrondissement de Paris.

Pour ce sixième épisode du podcast L'allumeur de réverbères, nous avons choisi, dans le contexte particulier du déconfinement qui conclue progressivement la crise du COVID-19, de nous pencher sur l'actualité du droit du travail français, après l'adoption par le gouvernement, en mars dernier, de mesures d'exception dans le cadre de la loi d'urgence sanitaire. Le monde syndical et l'opposition parlementaire alertent depuis des mois, notamment sur les risques que certaines mesures adoptées, régressives en termes de droits du travail, ne prennent finalement un caractère durable en étant intégrées au droit commun, au nom de l'impératif du redressement économique post-confinement.

À travers ce sujet, c'est la société de l'« après » qui s'esquisse, avec le degré de protection des droits et la qualité de l'inspection du travail qui sont en jeu. Pour nous éclairer sur la situation, nous avons pris contact avec Ana, inspectrice du travail en Île-de-France, qui a accepté de témoigner et d'apporter son analyse, sous un nom d'emprunt. L'occasion également d'évoquer avec elle, outre le contexte actuel, les tendances lourdes à l'œuvre ces dernières années dans l'inspection du travail, une institution assez méconnue et pourtant essentielle à l'effectivité de nos droits.

Rassemblement le 21 juillet devant le ministère des Solidarités et de la Santé, 14 avenue Duquesne, dans le VIIème arrondissement de Paris, en soutien à Anthony Smith, inspecteur du travail dans la Marne, mis à pied le 15 avril dernier. Ce jour-là, le 21 juillet, après 97 jours de suspension, Anthony Smith était justement reçu par les services du ministère du Travail lors d’un conseil de discipline. Le 14 août, Anthony Smith a finalement reçu une notification d'huissier l'informant que, sur décision du ministère, il était sanctionné par un déplacement d'office – c'est-à-dire qu'il ne pourra plus exercer dans la Marne. Son cas est devenu emblématique des entraves observées sur les inspectrices et inspecteurs du travail par leur propre hiérarchie, tout au long de la crise du COVID-19.
Rassemblement le 21 juillet devant le ministère des Solidarités et de la Santé, 14 avenue Duquesne, dans le VIIème arrondissement de Paris, en soutien à Anthony Smith, inspecteur du travail dans la Marne, mis à pied le 15 avril dernier. Ce jour-là, le 21 juillet, après 97 jours de suspension, Anthony Smith était justement reçu par les services du ministère du Travail lors d’un conseil de discipline. Le 14 août, Anthony Smith a finalement reçu une notification d'huissier l'informant que, sur décision du ministère, il était sanctionné par un déplacement d'office – c'est-à-dire qu'il ne pourra plus exercer dans la Marne. Son cas est devenu emblématique des entraves observées sur les inspectrices et inspecteurs du travail par leur propre hiérarchie, tout au long de la crise du COVID-19.
Rassemblement le 21 juillet devant le ministère des Solidarités et de la Santé, 14 avenue Duquesne, dans le VIIème arrondissement de Paris, en soutien à Anthony Smith, inspecteur du travail dans la Marne, mis à pied le 15 avril dernier. Ce jour-là, le 21 juillet, après 97 jours de suspension, Anthony Smith était justement reçu par les services du ministère du Travail lors d’un conseil de discipline. Le 14 août, Anthony Smith a finalement reçu une notification d'huissier l'informant que, sur décision du ministère, il était sanctionné par un déplacement d'office – c'est-à-dire qu'il ne pourra plus exercer dans la Marne. Son cas est devenu emblématique des entraves observées sur les inspectrices et inspecteurs du travail par leur propre hiérarchie, tout au long de la crise du COVID-19.
Rassemblement le 21 juillet devant le ministère des Solidarités et de la Santé, 14 avenue Duquesne, dans le VIIème arrondissement de Paris, en soutien à Anthony Smith, inspecteur du travail dans la Marne, mis à pied le 15 avril dernier. Ce jour-là, le 21 juillet, après 97 jours de suspension, Anthony Smith était justement reçu par les services du ministère du Travail lors d’un conseil de discipline. Le 14 août, Anthony Smith a finalement reçu une notification d'huissier l'informant que, sur décision du ministère, il était sanctionné par un déplacement d'office – c'est-à-dire qu'il ne pourra plus exercer dans la Marne. Son cas est devenu emblématique des entraves observées sur les inspectrices et inspecteurs du travail par leur propre hiérarchie, tout au long de la crise du COVID-19.
Rassemblement le 21 juillet devant le ministère des Solidarités et de la Santé, 14 avenue Duquesne, dans le VIIème arrondissement de Paris, en soutien à Anthony Smith, inspecteur du travail dans la Marne, mis à pied le 15 avril dernier. Ce jour-là, le 21 juillet, après 97 jours de suspension, Anthony Smith était justement reçu par les services du ministère du Travail lors d’un conseil de discipline. Le 14 août, Anthony Smith a finalement reçu une notification d'huissier l'informant que, sur décision du ministère, il était sanctionné par un déplacement d'office – c'est-à-dire qu'il ne pourra plus exercer dans la Marne. Son cas est devenu emblématique des entraves observées sur les inspectrices et inspecteurs du travail par leur propre hiérarchie, tout au long de la crise du COVID-19.

Rassemblement le 21 juillet devant le ministère des Solidarités et de la Santé, 14 avenue Duquesne, dans le VIIème arrondissement de Paris, en soutien à Anthony Smith, inspecteur du travail dans la Marne, mis à pied le 15 avril dernier. Ce jour-là, le 21 juillet, après 97 jours de suspension, Anthony Smith était justement reçu par les services du ministère du Travail lors d’un conseil de discipline. Le 14 août, Anthony Smith a finalement reçu une notification d'huissier l'informant que, sur décision du ministère, il était sanctionné par un déplacement d'office – c'est-à-dire qu'il ne pourra plus exercer dans la Marne. Son cas est devenu emblématique des entraves observées sur les inspectrices et inspecteurs du travail par leur propre hiérarchie, tout au long de la crise du COVID-19.

Voici l'extrait de l'entretien de Jacques Toubon lu par notre invitée au cours de cet épisode. Interrogé par The Huffington Post le 8 juin dernier, le Défenseur des droits rappelait au cours de l'interview « la valeur concrète, quotidienne des libertés », avant de déplorer l'indifférence manifeste d'une majorité de Français par rapport à l'enjeu de la sauvegarde des libertés et des droits fondamentaux. Dans le passage suivant, celui dont le mandat s'est entretemps achevé le 16 juillet dernier, après six années à ce poste, répond à la question : « Quels sont les sujets qui vous préoccupent le plus, dans la France d'aujourd'hui ? Quel devra être le combat principal de votre successeur ? »

« Je pense qu'il y en a deux », commence-t-il, avant de développer.

L'un est vite dit : il faut arrêter ce mouvement d’indifférence ou de dédain à l’égard des libertés et des droits fondamentaux. Et ça, c’est quelque chose qui relève de la politique, mais auquel nous pouvons prendre notre part Et la deuxième chose, c’est continuer à lutter pour un égal accès au service public. Ce qui veut donc dire poursuivre l’affaire de la dématérialisation, des inégalités territoriales, se battre pour les maisons France service, etc. Tout a démontré depuis 3 ans – entre les gilets jaunes ou l’actuelle crise dans la santé publique – que ce qui a été fait depuis 20 ans et qui a consisté à penser que nous pouvions organiser l’accès aux droits et notamment l’accès aux droits sociaux, sur d’autres bases que l’accès à des services publics à la française fait fausse route.

Entretien de Jacques Toubon, Défenseur des droits. The Huffington Post, le 8 juin 2020.

*   *   *

Retrouvez également les podcasts sur la chaîne Youtube de L'allumeur de réverbères :

Et sur la plateforme Audioblog Arte Radio :

Entretien : David Brites.

Montage : Jorge Brites.

Musiques : le groupe Iñigo Montoya.

Tag(s) : #Podcast, #Politique
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